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Ferrari

512

1970 - 1992

Le nom Ferrari 512 désigne plusieurs Ferrari à douze cylindres développées pour des usages très différents, de la voiture de sport Groupe 5 de 1970 à la berlinette routière 512 BB, puis à la 512 TR dérivée de la Testarossa. La 512 S inaugurait cette lignée avec un V12 central de près de 5,0 litres et une puissance annoncée de 550 ch dans sa configuration initiale. La 512 BB de 1976 reprenait la logique du nombre 5 pour la cylindrée et 12 pour le nombre de cylindres, tout en adoptant une orientation plus accessible à la route. La 512 BBi de 1981 remplaçait les carburateurs par une injection mécanique Bosch. Enfin, la 512 TR de 1991-1992 modernisait profondément la Testarossa avec une injection électronique, une aérodynamique revue et une puissance européenne de 428 ch. Le nom commun ne doit donc pas masquer des architectures, des missions et des périodes très différentes.

Variantes par année

4 versions

1992

1981

1976

1970

Synthèse du modèle

Données issues de la bibliothèque ScanRacer et organisées pour comparer les versions rapidement.

4versions référencées
1970 - 1992années couvertes
6scans publiés
6membres contributeurs
août 2026dernière photo
Super Rarerareté dominante

Présentation du modèle

Le nom Ferrari 512 désigne plusieurs Ferrari à douze cylindres développées pour des usages très différents, de la voiture de sport Groupe 5 de 1970 à la berlinette routière 512 BB, puis à la 512 TR dérivée de la Testarossa. La 512 S inaugurait cette lignée avec un V12 central de près de 5,0 litres et une puissance annoncée de 550 ch dans sa configuration initiale. La 512 BB de 1976 reprenait la logique du nombre 5 pour la cylindrée et 12 pour le nombre de cylindres, tout en adoptant une orientation plus accessible à la route. La 512 BBi de 1981 remplaçait les carburateurs par une injection mécanique Bosch. Enfin, la 512 TR de 1991-1992 modernisait profondément la Testarossa avec une injection électronique, une aérodynamique revue et une puissance européenne de 428 ch. Le nom commun ne doit donc pas masquer des architectures, des missions et des périodes très différentes.

Histoire

Ferrari développa la 512 S pour le Championnat du monde des voitures de sport de 1970, dans la catégorie des prototypes de 5 litres. Pour obtenir l’homologation, 25 exemplaires furent construits en un temps très court. La voiture utilisait un châssis semi-monocoque tubulaire en alliage léger et un V12 de 4 993,53 cm³ placé en position centrale. Ferrari indique une puissance initiale de 550 ch et une vitesse maximale de 340 km/h. La 512 S existait avec carrosserie fermée ou ouverte et connut notamment une victoire aux 12 Heures de Sebring. Une évolution plus puissante et plus aérodynamique, la 512 M, apparut à la fin de la saison 1970, mais son développement officiel resta limité lorsque Ferrari se concentra sur les prototypes de 3 litres à partir de 1972. La 512 BB lancée en 1976 appartenait à une autre logique : c’était une berlinette routière à moteur arrière longitudinal, dotée d’un V12 à 180 degrés de 4 943 cm³. Produite jusqu’en 1981, elle fut remplacée par la 512 BBi à injection mécanique. La 512 TR, présentée pour succéder à la Testarossa, prolongea ensuite la formule du douze cylindres à plat dans les années 1990.

Générations

Il est préférable de parler de grandes familles techniques plutôt que de générations officielles, car Ferrari a réutilisé l’appellation 512 pour des voitures distinctes. La première famille correspond aux prototypes de compétition 512 S de 1970 et 512 M. Leur moteur V12 de près de 5 litres était installé en position centrale et leur carrosserie pouvait être fermée ou ouverte. Le terme « S Modulo » doit être compris comme une interprétation de style liée à la 512 S : la Pininfarina Modulo était une étude de carrosserie spectaculaire, et non une série routière comparable à la 512 BB. La deuxième famille est celle des berlinette à douze cylindres à plat destinées à la route. La 512 BB, apparue en 1976, adoptait un dessin plus simple que la 365 GT4 BB et une mécanique revue. La 512 BBi de 1981 en conservait l’architecture générale mais introduisait l’injection mécanique Bosch K-Jetronic. La troisième famille est la 512 TR. Malgré son nom, elle ne constitue pas une évolution directe de la 512 BBi : elle dérive de la Testarossa, avec un moteur de 4 943 cm³, quatre soupapes par cylindre, une injection électronique Bosch Motronic et une caisse profondément retouchée.

Différences importantes

Les différences entre les variantes sont d’abord fonctionnelles. La 512 S est un prototype de course à moteur central, construit pour l’homologation et la compétition, tandis que la 512 BB est une voiture de route à moteur arrière longitudinal. La 512 BB se reconnaît notamment à son V12 de 4 943 cm³ alimenté par quatre carburateurs Weber triple corps, à son spoiler avant et à ses deux grands feux arrière. La BBi conserve une présentation proche, mais son injection mécanique Bosch K-Jetronic remplace les carburateurs ; Ferrari annonce 340 ch et une vitesse maximale de 280 km/h. La 512 TR est plus récente et techniquement différente. Elle reçoit une injection électronique Bosch Motronic, quatre soupapes par cylindre, des freins ventilés avec étriers à quatre pistons et des roues de 18 pouces. Son avant redessiné, ses prises d’air noires et ses écopes latérales la distinguent de la Testarossa. La S Modulo, enfin, ne doit pas être comparée directement aux versions de série : il s’agit d’une étude de style Pininfarina associée au châssis de la 512 S.

Reconnaissance en photo

Pour identifier une 512, il faut commencer par sa silhouette et son usage apparent. Une voiture très basse de type prototype, avec cockpit fermé ou ouvert et moteur central, oriente vers la 512 S plutôt que vers une berlinette routière. La S Modulo est immédiatement reconnaissable à sa carrosserie en coin, ses roues partiellement carénées, son pare-brise très avancé et ses éléments de carrosserie presque affleurants ; son apparence ne correspond pas à celle d’une voiture de production Ferrari. La 512 BB présente une carrosserie de berlinette à moteur arrière, quatre sorties d’échappement et trois feux arrière de chaque côté dans sa configuration caractéristique. La 512 BB adopte ensuite deux feux arrière plus grands et deux sorties d’échappement, avec des prises d’air de type NACA devant les roues arrière. La BBi est visuellement proche de la BB, si bien que l’identification fiable passe souvent par les marquages, la documentation ou le numéro de châssis. La 512 TR conserve les grandes prises d’air latérales de la Testarossa, mais reçoit une face avant redessinée, des jantes spécifiques et des détails de carrosserie plus intégrés.

Versions importantes

Les quatre variantes référencées ici couvrent l’essentiel de la diversité du nom 512. La 512 S Modulo de 1970 représente l’interprétation futuriste de Pininfarina autour du prototype de compétition. La 512 BB de 1976 est la berlinette routière à V12 de 4 943 cm³ et carburateurs, avec une production indiquée par Ferrari à 929 exemplaires jusqu’en 1981. La 512 BBi de 1981 lui succède avec l’injection mécanique Bosch K-Jetronic et une puissance annoncée de 340 ch. La 512 TR, associée à l’année 1992 dans le référencement, est l’évolution de la Testarossa ; elle développe 428 ch en version européenne selon Ferrari. Ces appellations ne décrivent donc pas quatre niveaux d’équipement d’un même modèle, mais des voitures de compétition, une étude de style et deux générations de berlinettes routières.

Questions fréquentes

En quelles années la Ferrari 512 a-t-elle été produite ?
Les versions référencées par ScanRacer couvrent la période 1970 - 1992.
Combien de Ferrari 512 ont été documentées sur ScanRacer ?
6 scans publiés par 6 membres, avec une dernière photo en août 2026.