250
Présentée à Paris en 1954, la Ferrari 250 GT a établi une formule qui allait définir une grande partie de la production routière de Maranello pendant la décennie suivante. Son nom désigne une famille de voitures plutôt qu’un modèle unique : coupés élégants, spiders destinés au marché américain, berlinettes de compétition et versions à quatre places partagent une même filiation mécanique et stylistique. Au fil des évolutions apparaissent la 250 Europa, la 250 GT, la 250 GT California, la 250 GT 2+2, la 250 GTO et la 250 LM. La plupart associent un châssis tubulaire, une carrosserie signée par de grands carrossiers italiens et un V12 de trois litres, tandis que les versions de course privilégient la légèreté et l’efficacité. Cette diversité explique pourquoi la désignation « 250 » recouvre des automobiles aux usages et aux silhouettes très différents. (ferrari.com)
Variantes par année
1963
1962
1960
1957
1954
1953
1952
Synthèse du modèle
Données issues de la bibliothèque ScanRacer et organisées pour comparer les versions rapidement.
Présentation du modèle
Présentée à Paris en 1954, la Ferrari 250 GT a établi une formule qui allait définir une grande partie de la production routière de Maranello pendant la décennie suivante. Son nom désigne une famille de voitures plutôt qu’un modèle unique : coupés élégants, spiders destinés au marché américain, berlinettes de compétition et versions à quatre places partagent une même filiation mécanique et stylistique. Au fil des évolutions apparaissent la 250 Europa, la 250 GT, la 250 GT California, la 250 GT 2+2, la 250 GTO et la 250 LM. La plupart associent un châssis tubulaire, une carrosserie signée par de grands carrossiers italiens et un V12 de trois litres, tandis que les versions de course privilégient la légèreté et l’efficacité. Cette diversité explique pourquoi la désignation « 250 » recouvre des automobiles aux usages et aux silhouettes très différents. (ferrari.com)
Histoire
L’histoire commence avec la 250 Europa, présentée au Salon de Paris en 1953. Un an plus tard, l’Europa GT adopte une définition plus sportive et devient le point de départ de la longue lignée des 250 GT de route. Ferrari et Pinin Farina établissent alors une coopération stylistique durable, tandis que les motoristes de Maranello développent différentes interprétations du V12 Colombo ou Lampredi selon l’usage recherché. Les premières voitures de compétition prolongent cette logique avec la 250 MM, destinée aux épreuves routières, puis avec les berlinettes qui remportent des succès dans les courses de tourisme et d’endurance. En 1957, la 250 GT California Spider répond à une demande américaine pour une Ferrari ouverte et performante. La 250 GT Berlinetta à empattement court renforce ensuite l’orientation sportive de la famille. En 1960, la 250 GT 2+2 élargit la clientèle grâce à ses quatre places. Enfin, la 250 GTO de 1962 transforme la berlinette routière en arme de compétition homologuée, avant que la 250 LM ne poursuive cette évolution avec une architecture à moteur central. (w3.rmsothebys.com)
Générations
La famille 250 ne se divise pas en générations officielles au sens moderne du terme. Il est plus exact de suivre plusieurs phases techniques et commerciales. La première correspond aux 250 Europa et Europa GT du début des années 1950 : ce sont des Grand Tourisme à empattement relativement long, conçues pour combiner vitesse et confort. La deuxième voit apparaître les 250 GT de route et les voitures de course dérivées, avec des carrosseries plus variées et une spécialisation croissante. La troisième phase est marquée par les versions à empattement court, notamment les berlinettes sportives et la California Spider SWB. Leur châssis plus compact et leur présentation plus agressive les rapprochent de la compétition. La quatrième regroupe les modèles de grand tourisme destinés à un usage plus polyvalent, en particulier la 250 GT 2+2, première Ferrari quatre places produite en nombre important. La dernière phase est celle des voitures de course les plus radicales : la 250 GTO conserve un moteur avant et une silhouette de berlinette, tandis que la 250 LM adopte un moteur central arrière et une carrosserie de prototype fermé. (w3.rmsothebys.com)
Différences importantes
Les différences entre les 250 tiennent d’abord à leur fonction. Une Europa ou une GT de route privilégie le voyage rapide, avec une carrosserie fermée et une présentation plus confortable. La California Spider est une voiture ouverte à deux places, développée à la demande d’acteurs du marché américain et carrossée par Scaglietti. La 250 GT 2+2 se distingue par son habitacle quatre places, son empattement de 2 600 mm et sa vocation de grand tourisme. À l’opposé, la GTO est une berlinette de compétition à moteur avant, dérivée de la 250 GT à empattement court. La LM rompt davantage avec cette architecture : son V12 est placé derrière l’habitacle, comme sur une voiture de sport-prototype. Les appellations ne garantissent donc ni une carrosserie identique ni une mécanique strictement constante. Certaines évolutions de châssis, de freins, d’empattement et de cylindrée doivent être vérifiées voiture par voiture. (ferrari.com)
Reconnaissance en photo
Pour identifier une Ferrari 250, il faut commencer par la silhouette et la carrosserie avant de se fier au badge. Une Europa ou une GT classique présente généralement une ligne de coupé à moteur avant et un habitacle deux places. La California Spider se reconnaît à sa carrosserie ouverte, ses proportions de berlinette découvrable et ses détails de fabrication propres aux carrosseries Scaglietti ; les versions LWB et SWB ne sont pas interchangeables. La 250 GT 2+2 possède une caisse plus longue et quatre places, avec des montants et une ligne de toit conçus pour l’usage familial. La GTO associe une allure basse, des prises d’air sur le capot, des ouïes latérales et, selon l’exemplaire, des détails de carrosserie variables. La 250 LM se distingue par son habitacle avancé, ses prises d’air arrière et son moteur central. Les phares, les ouvertures de carrosserie, les roues et les pare-chocs peuvent toutefois varier selon l’année ou les modifications ultérieures. Le numéro de châssis et les documents d’origine restent déterminants. (ferrari.com)
Versions importantes
Parmi les versions les plus importantes figurent la 250 Europa et l’Europa GT, qui posent les bases du Grand Tourisme Ferrari moderne, ainsi que la 250 MM, liée à la compétition sur route. La 250 GT California Spider représente la déclinaison ouverte destinée au marché américain et reste l’une des carrosseries les plus recherchées de la famille. La 250 GT 2+2 joue un rôle différent : avec 957 exemplaires annoncés par Ferrari, elle rend le V12 Ferrari plus utilisable au quotidien. La 250 GTO constitue le sommet de la 250 GT de compétition à moteur avant ; Ferrari indique qu’elle a remporté le championnat international des constructeurs GT en 1962, 1963 et 1964. La 250 LM, produite à seulement 32 exemplaires selon Ferrari, marque enfin le passage à une voiture fermée à moteur central et remporte les 24 Heures du Mans 1965. (ferrari.com)
Références
- The 250 GT Is UnveiledFerrari
- Ferrari 250 GT 2+2Ferrari
- California Dreaming: A Legendary Name for the 250Ferrari
- Masterpiece: Unveiling of Iconic 250 GTOFerrari
- Ferrari’s Unsung Racing HeroFerrari Magazine
- Ferrari 250 LM: Ferrari HistoryFerrari
- 1955 Ferrari 250 Europa GT Coupé by Pinin FarinaRM Sotheby’s
- https://www.ferrari.com/en-EN/history/garage/1962/250-gtoferrari.com
Fiche technique
Données structurées disponibles pour les versions reliées à ce modèle.
| Version | Puissance | Couple | Vitesse max. | Transmission | Énergie |
|---|---|---|---|---|---|
| Base | 220.7 KW @ 7500 RPM 300 HP @ 7500 RPM 296 BHP @ 7500 RPM | 217 lb-ft @ 5500 RPM 294 Nm @ 5500 RPM | 174 mph (280 km/h) | Rear Wheel Drive / 5-speed manual | Gasoline |
Questions fréquentes
- En quelles années la Ferrari 250 a-t-elle été produite ?
- Les versions référencées par ScanRacer couvrent la période 1952 - 1963.
- Combien de Ferrari 250 ont été documentées sur ScanRacer ?
- 15 scans publiés par 11 membres, avec une dernière photo en août 2026.
- Quelle est la puissance de la Ferrari 250 ?
- La fiche technique sourcée indique 220.7 KW @ 7500 RPM 300 HP @ 7500 RPM 296 BHP @ 7500 RPM.





