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Renault 5 Supercinq Hatch 1984

Lancée en 1984, la Renault 5 Supercinq succède à l’une des voitures les plus populaires d’Europe tout en conservant une silhouette immédiatement reconnaissable. Conçue par Marcello Gandini, elle repose pourtant sur une base entièrement nouvelle, dérivée des Renault 9 et 11. Plus large et plus spacieuse que la première Renault 5, elle adopte un moteur transversal à l’avant, une suspension profondément remaniée et une carrosserie à hayon pensée pour un usage urbain polyvalent. Le nom « Supercinq » est surtout devenu l’appellation courante de cette deuxième génération, Renault continuant généralement à utiliser le nom Renault 5 sur les voitures et dans sa communication commerciale. En 1984, elle inaugure une gamme de moteurs essence et de finitions destinée à affronter la Peugeot 205, la Fiat Uno et les autres citadines modernes.

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Renault 5 Supercinq Hatch 1984
Photo par @sim_racing_33

Histoire

La deuxième génération de Renault 5 apparaît dans un contexte où le segment des petites voitures devient beaucoup plus concurrentiel. La Peugeot 205, la Fiat Uno, la deuxième Volkswagen Polo et l’Opel Corsa ont modernisé le marché au début des années 1980. Renault choisit donc de remplacer la mécanique et la structure de la R5 sans rompre avec son image. Le résultat est présenté au Salon de Paris en 1984, après une première présentation officielle en France la même année. Le dessin de Marcello Gandini reprend les proportions et certains thèmes visuels de la génération précédente, mais aucun panneau de carrosserie n’est simplement reconduit. La Supercinq gagne en largeur, en longueur et en habitabilité. Sa plate-forme dérivée des Renault 9 et 11 permet d’installer le groupe motopropulseur transversalement, libérant de l’espace dans l’habitacle. La suspension avant adopte des jambes McPherson, tandis que l’essieu arrière utilise des bras tirés et des barres de torsion. La commercialisation commence d’abord avec des carrosseries trois portes, avant l’élargissement de la gamme.

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Anecdotes

Le lancement britannique de la nouvelle Renault 5 s’appuyait sur un objectif industriel ambitieux : Renault annonçait une capacité de production annuelle de 670 000 voitures, avec une fabrication répartie entre plusieurs sites. Le dossier de presse insistait aussi sur la facilité d’entretien permise par le groupe motopropulseur transversal monté sur un berceau. Cette orientation très pratique résume bien la philosophie de la Supercinq : moderniser en profondeur une citadine populaire sans la rendre plus complexe à utiliser au quotidien.

Production

La Renault 5 Supercinq est produite de 1984 à 1996. Renault indique que les deux générations de Renault 5 ont dépassé neuf millions d’exemplaires cumulés, tandis que des sources automobiles établissent la production de la Supercinq à environ 3,4 millions d’unités. Ces chiffres concernent l’ensemble de la carrière du modèle et non la seule année 1984. Aucun total fiable limité à la version « Supercinq Hatch » de 1984 n’a été retenu ici, car cette désignation couvre plusieurs motorisations, carrosseries et marchés. La production s’est poursuivie après le lancement de la Clio et s’est achevée en Slovénie en 1996, ce qui explique la longue durée de vie commerciale de cette deuxième génération.

Réception presse

La réception initiale est nuancée mais globalement favorable. Dans un essai de la Renault 5 GTL publié peu après sa présentation, auto motor und sport salue le moteur, le confort du châssis, la tenue de route et la visibilité. Le magazine relève toutefois des réserves concernant la qualité perçue, les poignées de porte encastrées de la trois portes et certains éléments de sécurité jugés dépassés. Cette appréciation correspond à la position de la Supercinq au moment de son lancement : une citadine sensiblement modernisée, plus habitable et plus aboutie techniquement, mais dont le style volontairement proche de la première Renault 5 pouvait donner une impression de continuité plus que de rupture.

Évolution

L’évolution la plus importante concerne la conception générale plutôt que le style extérieur. La Supercinq reçoit une caisse plus rigide et mieux protégée contre la corrosion, une surface vitrée accrue et des pare-chocs intégrés conçus pour mieux supporter les petits chocs urbains. Renault annonce également une baisse du poids sur certaines versions malgré l’augmentation de l’espace intérieur. La gamme initiale comprend plusieurs moteurs essence de 956 à 1 397 cm³, associés selon les marchés à des boîtes manuelles à quatre ou cinq rapports et à une transmission automatique à trois rapports. Les versions plus puissantes apparaissent progressivement, notamment la GT Turbo, commercialisée ultérieurement. En 1986, la gamme s’enrichit aussi de versions diesel. Ces évolutions permettent à la Renault 5 de rester au catalogue après l’arrivée de la Clio en 1990.

Variants

La dénomination « Hatch » décrit la carrosserie à hayon, mais ne correspond pas à une finition unique. En 1984, la gamme Supercinq est organisée autour de plusieurs niveaux d’équipement et de motorisations. Le dossier de lancement britannique de 1985 cite notamment les versions 5 TC, 5 TL, 5 GTL, 5 Automatic, 5 TS et 5 TSE, avec des puissances et des transmissions différentes. Cette nomenclature ne doit toutefois pas être transposée automatiquement à tous les marchés européens, car les appellations, les équipements et les dates de disponibilité variaient selon les pays. Les carrosseries trois portes constituent le cœur du lancement, tandis qu’une version cinq portes, plus longue, complète rapidement l’offre. La GT Turbo appartient à la famille Supercinq mais doit être considérée comme une dérivée sportive ultérieure, et non comme la définition générale de la Renault 5 de 1984.

Références