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Bugatti Type 40 1926

Présentée en 1926, la Bugatti Type 40 est une voiture de tourisme compacte conçue pour prolonger la lignée des modèles Brescia tout en rendant l’expérience Bugatti plus accessible. Elle reprend un quatre-cylindres de 1,5 litre apparenté à celui de la Type 37, installé sur un châssis court et adaptable à plusieurs carrosseries. La gamme pouvait recevoir des carrosseries ouvertes ou fermées, réalisées par l’usine ou par des carrossiers indépendants. La Type 40 associait une mécanique relativement simple, une construction légère, quatre freins à tambour et une boîte manuelle à quatre rapports. Le modèle de 1926 correspond aux débuts de cette production, avant l’apparition de la Type 40A à moteur de cylindrée supérieure.

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Bugatti Type 40 1926
Photo par @car_spott

Histoire

La Bugatti Type 40 apparaît à Molsheim en 1926, dans le contexte du renouvellement de la gamme destinée à la route. Elle succède aux modèles Brescia dans le rôle d’une voiture plus polyvalente que les purs modèles de compétition, tout en conservant plusieurs principes chers à Ettore Bugatti : poids contenu, châssis relativement léger et freins sur les quatre roues. Son moteur quatre-cylindres à arbre à cames en tête dérive de la mécanique de la Type 37, avec trois soupapes par cylindre et une cylindrée de 1 496 cm³ pour la Type 40 standard. Une boîte centrale à quatre rapports complète l’ensemble. Le châssis court pouvait recevoir différentes carrosseries, mais les coupés quatre places semblent avoir représenté une part importante des voitures sorties de l’usine. La Type 40A, apparue plus tard, adopta un bloc de plus forte cylindrée. La production s’est poursuivie jusqu’au début des années 1930, avec des estimations globales qui varient selon les sources.

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Fiche technique

1 motorisation relevée pour Type 40. Certaines valeurs valent pour la version entière et non pour chaque moteur.

Cette motorisation

Puissance
33 kW
Boîte de vitesses
Manuelle
Type de transmission
Propulsion
Carburant
Essence

Relevé sur l'ensemble de la version

Vitesse maximale
121 km/h
Cylindrée
1496 cm³
Poids
900 kg

Source : cardatawiki

Anecdotes

Jean Bugatti aurait pris pour lui le premier exemplaire de série de la Type 40, selon RM Sotheby’s. Une autre histoire documentée concerne une voiture conservée au Museu do Caramulo : son propriétaire, Frederico Loiseau, aurait parcouru le trajet entre Paris et la Côte d’Ivoire par le Sahara, puis effectué le retour, soit environ 14 500 kilomètres en 33 jours. Cet épisode illustre l’image de robustesse attachée à la Type 40, mais il concerne un exemplaire particulier et non toutes les voitures produites.

Production

La production de la Bugatti Type 40 est généralement située entre 1926 et 1930 ou 1931, selon la méthode de comptage retenue. Les sources consultées ne donnent pas toutes le même total : le Museu do Caramulo indique 780 voitures construites à Molsheim entre mai 1926 et mars 1931, tandis que le Bugatti Trust et le Bugatti Club Denmark avancent respectivement environ 830 exemplaires pour la famille Type 40, dont une quarantaine de Type 40A. La formulation la plus prudente est donc de parler d’environ 800 voitures. Ces chiffres regroupent la production du modèle et, selon les sources, sa variante Type 40A ; ils ne permettent pas d’isoler avec certitude les seuls exemplaires de 1926 en finition standard.

Réception presse

Les sources modernes de référence présentent la Type 40 comme une Bugatti routière plus abordable que les voitures de Grand Prix de la marque. Les descriptions de RM Sotheby’s insistent sur son moteur quatre-cylindres fiable, sa légèreté, sa vivacité et son freinage à quatre tambours. Le Museu do Caramulo la décrit également comme une voiture robuste et désirable dans son époque. Ces appréciations sont surtout issues de la littérature patrimoniale, des musées et du marché des automobiles de collection ; elles ne constituent pas un relevé exhaustif de la presse automobile publiée en 1926. La réception historique doit donc être résumée comme favorable, mais sans attribuer de classement ou de citation précise non vérifiée.

Évolution

L’évolution de la Type 40 s’effectue surtout par la mécanique et la carrosserie. La version standard emploie un quatre-cylindres de 1 496 cm³ développant environ 45 ch selon les données du Bugatti Trust. La Type 40A, apparue vers 1930, reçoit un alésage accru et une cylindrée de 1 627 cm³, pour une puissance annoncée proche de 50 ch. Les informations disponibles indiquent également une évolution de la lubrification du moteur au cours de la production. Sur le plan stylistique, le châssis pouvait être habillé en coupé, torpédo, roadster ou Grand Sport. Cette diversité reflète la pratique de l’époque, où une même base mécanique pouvait recevoir des carrosseries d’origines différentes.

Variants

La désignation Type 40 ne correspond pas à une carrosserie unique. Les sources mentionnent des coupés, des voitures ouvertes de tourisme, des roadsters et des carrosseries Grand Sport. Cette dernière est souvent associée à une silhouette torpédée sportive, généralement à quatre places, avec des ailes séparées et parfois une seule porte latérale. Certaines voitures furent livrées sous forme de châssis afin de recevoir une carrosserie choisie par le client. La Type 40A constitue la principale évolution mécanique de la famille : elle se distingue par son moteur de 1 627 cm³ et par des caractéristiques d’allumage différentes. Le terme « Base » doit donc être compris avec prudence : les sources historiques décrivent surtout une Type 40 standard, sans établir une nomenclature officielle correspondant exactement à cette appellation.

Références