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Alpine A110 1962

Présentée au Salon de Paris à l’automne 1962, l’Alpine A110 inaugure une nouvelle étape pour la marque fondée par Jean Rédélé. Cette berlinette reprend l’architecture légère et le châssis-poutre développés par Alpine, tout en adoptant des éléments mécaniques issus de la Renault 8. Dans sa configuration de lancement, elle associe une carrosserie coupé à deux places, un moteur quatre cylindres de 956 cm³ installé à l’arrière et une transmission manuelle à quatre rapports. Son intérêt repose moins sur la puissance absolue que sur la masse contenue, la compacité et l’agilité. Le millésime 1962 correspond à l’apparition du modèle, alors que les premières voitures de série sont généralement documentées comme ayant été commercialisées à partir de 1963.

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Alpine A110 1962
Photo par @clementauvy18120_29e39a4c

Histoire

L’A110 est issue de l’évolution de la Berlinette A108, elle-même construite autour d’un châssis-poutre et d’une carrosserie légère en matériaux composites. Pour le nouveau modèle, Alpine s’appuie sur la banque d’organes de la Renault 8, lancée en 1962. Cette évolution apporte notamment une base mécanique plus moderne et les quatre freins à disque associés à la nouvelle génération Renault. La présentation publique intervient au Salon de l’automobile de Paris en 1962, sous la direction de Jean Rédélé. La production commerciale démarre ensuite avec une version de 956 cm³, avant que la gamme ne reçoive progressivement des moteurs plus puissants issus des Renault 8 Major, Renault 8 Gordini, Renault 12 et Renault 16. La carrière de l’A110 s’étend jusqu’en 1977 en France. Au fil des années, la berlinette devient le modèle le plus emblématique d’Alpine et s’impose en rallye, jusqu’au titre mondial des constructeurs remporté en 1973.

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Anecdotes

L’A110 est souvent associée à la Renault 8, mais elle n’est pas une simple Renault recarrossée. Alpine conserve son propre principe de châssis-poutre et l’habille d’une carrosserie légère en fibre de verre et résine polyester. Cette combinaison explique pourquoi une mécanique relativement modeste pouvait produire une voiture particulièrement vive sur route sinueuse. La berlinette a ensuite donné son nom à une génération entière de voitures de rallye Alpine, bien au-delà de la version routière apparue en 1962.

Production

La production française de l’A110 s’inscrit dans une carrière qui va de 1962 à 1977, avec une fabrication principalement liée à Dieppe. Alpine a également fait produire des Berlinettes sous licence dans plusieurs pays, notamment en Espagne, au Mexique et en Bulgarie. Les sources officielles d’Alpine indiquent qu’un peu moins de 8 000 Berlinettes ont été construites à Dieppe, auxquelles s’ajoutent environ 4 000 exemplaires produits sous licence à l’étranger. Ces chiffres concernent l’ensemble de la carrière de la Berlinette et non le seul millésime 1962. Aucun total de production suffisamment établi n’est retenu ici pour la configuration de base de cette année.

Réception presse

La réception documentée de l’A110 se lit surtout dans sa trajectoire sportive et dans la réputation acquise au fil des années. Alpine présente la berlinette comme le modèle qui a défini son identité de légèreté, de compacité et d’agilité. En compétition, l’A110 s’illustre dans les championnats nationaux et européens avant de remporter le Championnat du monde des rallyes des constructeurs en 1973. Cette réussite a durablement renforcé son statut auprès de la presse automobile et des collectionneurs. Pour la voiture de 1962 elle-même, les essais contemporains détaillés sont moins faciles à vérifier que les archives historiques consacrées à l’ensemble de la carrière du modèle.

Évolution

L’A110 évolue rapidement après son apparition. La première configuration repose sur le moteur de 956 cm³ dérivé de la Renault 8 et sur une boîte manuelle à quatre rapports. Des versions plus puissantes apparaissent ensuite avec les moteurs de la Renault 8 Major et de la Renault 8 Gordini, tandis que la gamme reçoit progressivement des boîtes à cinq rapports et des cylindrées supérieures. La carrosserie reste reconnaissable, mais plusieurs détails changent selon les années : présentation de la face avant, prises d’air, éclairage, instrumentation et équipements. Les voitures des débuts ne possèdent donc pas nécessairement les éléments visuels devenus caractéristiques des A110 plus tardives, notamment les doubles projecteurs.

Variants

Le nom A110 désigne une famille plus large qu’une seule mécanique. Les premières Berlinettes de série correspondent à la carrosserie sportive à deux places, tandis que la gamme historique comprend aussi des dérivés cabriolet et le coupé GT4. Pour la Berlinette, la motorisation de 956 cm³ constitue le point de départ avant l’arrivée de variantes 1100, Gordini et de cylindrées supérieures. Les appellations et niveaux de puissance changent selon les années, les marchés et les préparations. Le terme « Base » doit donc être compris avec prudence : il ne correspond pas nécessairement à une dénomination commerciale unique et parfaitement stable dans toute la documentation de 1962. L’identification d’une voiture demande de confronter son numéro de série, son moteur et ses équipements.

Références