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Citroën Méhari 1968

Présentée le 16 mai 1968 sur le parcours de golf de Deauville, la Citroën Méhari inaugure une formule particulièrement originale pour son époque. Son châssis dérivé de la Dyane 6 reçoit une carrosserie ouverte en plastique ABS, légère, modulable et conçue pour résister aux petits chocs comme à la corrosion. Commercialisée d’abord sous le nom de Dyane 6 Méhari, elle associe une mécanique simple à un habitacle transformable et à une vocation double : véhicule de loisirs et utilitaire léger. La version Base de 1968 correspond aux premiers modèles de série, proposés avec une carrosserie quatre places et un aménagement arrière rabattable. Sa silhouette dépouillée, ses couleurs vives et son usage polyvalent ont rapidement distingué la Méhari dans la gamme Citroën.

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Citroën Méhari 1968
Photo par @martinakus3000

Histoire

Le projet de la Méhari est associé à Roland de La Poype et à la Société d’Études et d’Applications des Plastiques, qui développa une carrosserie en plastique pour Citroën. Le concept reprend la plateforme et les principes mécaniques de la famille A, tout en adoptant une carrosserie radicalement différente des berlines 2 CV et Dyane. Les premiers exemplaires de présérie furent assemblés avant la présentation officielle à la presse, organisée à Deauville le 16 mai 1968. La production des premiers véhicules fut confiée à l’ENAC de Bezons, tandis que Citroën préparait l’industrialisation du modèle. À son lancement commercial, la voiture est désignée Dyane 6 Méhari, soulignant sa parenté technique avec la Dyane 6. La carrosserie thermoplastique teintée dans la masse permet de limiter les problèmes de corrosion et facilite le nettoyage. L’aménagement à banquette arrière rabattable élargit son usage, du transport quotidien aux activités de plein air. La Méhari restera produite pendant près de deux décennies et connaîtra plusieurs évolutions, versions spéciales et déclinaisons destinées à différents marchés.

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Anecdotes

Le nom « Méhari » désigne un dromadaire rapide utilisé pour le transport et les déplacements dans les régions désertiques d’Afrique du Nord. Le choix de cette appellation souligne l’association recherchée entre endurance, utilité et liberté de circulation. La présentation de Deauville intervient le 16 mai 1968, dans une période particulièrement agitée en France. La carrosserie en plastique teinté dans la masse pouvait être lavée au jet d’eau, un argument pratique qui correspondait parfaitement à l’usage balnéaire et aux activités de plein air visés par le modèle.

Production

La production de la Méhari commence en 1968, après une présentation officielle à Deauville et une première série de présérie destinée notamment à la presse. Les premiers exemplaires de série sont fabriqués par l’ENAC à Bezons, avant que la production ne soit répartie entre plusieurs sites selon les périodes et les marchés. Citroën indique que 144 953 Méhari ont été produites entre 1968 et 1987, dont 1 213 exemplaires à quatre roues motrices. La majorité de la production est ensuite associée à l’usine Citroën de Forest, en Belgique. Le chiffre total concerne l’ensemble de la carrière du modèle et ne permet pas d’isoler précisément les seuls exemplaires Base de 1968. Les sources disponibles établissent donc clairement le volume global, mais pas la répartition exacte par année, finition ou couleur.

Réception presse

La présentation de la Méhari à la presse automobile a lieu à Deauville le 16 mai 1968, dans un cadre choisi pour mettre en valeur son orientation plein air. Les sources institutionnelles de Citroën décrivent ensuite un accueil suffisamment favorable pour permettre au modèle de s’installer durablement dans la gamme et de devenir une réussite commerciale inattendue. Cette appréciation doit toutefois être formulée avec prudence : les documents consultés ne fournissent pas une synthèse détaillée des essais publiés en 1968 ni un classement comparatif face à ses concurrentes. La réception documentée repose surtout sur la longévité du modèle, son adoption par des particuliers et des professionnels, ainsi que sur son utilisation ultérieure par l’armée française et au cinéma.

Évolution

La Méhari de 1968 constitue le point de départ de la carrière du modèle. Les premiers véhicules de série adoptent une carrosserie quatre places, trois teintes de lancement — rouge Hopi, beige Kalahari et vert Montana — ainsi qu’une banquette arrière rabattable pour dégager un plancher de chargement plat. La présentation commerciale évolue rapidement : le nom Dyane 6 Méhari laisse progressivement place à l’appellation Méhari seule. Les modèles ultérieurs reçoivent des améliorations de carrosserie, de présentation et de motorisation. Une version quatre roues motrices apparaît à la fin des années 1970, tandis que des séries comme Azur ou Plage ciblent des usages et des marchés spécifiques. Ces changements ne remettent pas en cause la formule initiale : une voiture légère, ouverte, lavable et facilement adaptable.

Variants

En 1968, la gamme est encore limitée et la Méhari ne dispose pas de la diversité de versions qui apparaîtra plus tard. La carrosserie de lancement est une configuration quatre places, avec dossier arrière amovible et rabattable. Cette disposition permet de passer d’un véhicule de promenade à un petit utilitaire sans transformation complexe. Les trois couleurs initiales sont le rouge Hopi, le beige Kalahari et le vert Montana. Le modèle est alors présenté comme une déclinaison de la Dyane 6, même si sa carrosserie et son positionnement lui donnent une identité propre. Les versions ultérieures élargiront la famille avec la Méhari quatre roues motrices, des séries de loisirs et des adaptations pour certains marchés. Pour une voiture de 1968, la version Base se caractérise donc surtout par sa simplicité, sa polyvalence et l’absence d’équipements spéciaux associés aux séries apparues plus tard.

Références