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Jaguar

Jaguar E-type roadster Convertible 1961

1961

Présentée à Genève le 15 mars 1961, la Jaguar E-type roadster inaugure une nouvelle génération de voitures de sport britanniques. Désignée Open Two Seater ou OTS dans la documentation Jaguar, elle associe une carrosserie biplace découvrable à une mécanique directement issue de l’expérience de la marque en compétition. Son long capot, ses phares carénés et ses volumes dessinés par Malcolm Sayer donnent à cette première version une identité immédiatement reconnaissable. Le modèle de 1961 appartient à la toute première série, équipée du six-cylindres XK de 3,8 litres et de la boîte Moss à quatre rapports. Avec un prix inférieur à celui de nombreuses rivales européennes et des performances proches de 150 mph, l’E-type roadster s’impose dès son lancement comme une sportive aussi ambitieuse techniquement que spectaculaire visuellement.

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E-type roadster Convertible
Photo par @pablolepro

Histoire

La Jaguar E-type est dévoilée à la presse au restaurant du Parc des Eaux Vives, à Genève, le 15 mars 1961. Jaguar présente d’abord un Fixed Head Coupé, mais l’intérêt des journalistes pour les essais routiers conduit la marque à faire venir rapidement un second exemplaire ouvert depuis Coventry. Le roadster immatriculé 77 RW, conduit par Norman Dewis, devient ainsi l’un des véhicules associés au lancement du modèle. La conception reprend plusieurs principes développés sur les voitures de course Jaguar, notamment la structure monocoque avec berceau avant et la suspension arrière indépendante à freins montés en position intérieure. Le moteur XK de 3,8 litres fournit alors 265 bhp selon les données Jaguar. Dès ses débuts, l’E-type se distingue par un rapport entre prix et performances inhabituel pour une voiture capable d’approcher 150 mph. La commercialisation commence avec deux carrosseries : le roadster biplace et le coupé fastback. Les premiers exemplaires de 1961 sont aujourd’hui particulièrement recherchés pour leurs caractéristiques de lancement, dont le plancher plat des voitures les plus précoces.

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Anecdotes

Le roadster 77 RW est devenu l’un des symboles du lancement de l’E-type. Après l’arrivée du coupé 9600 HP à Genève, l’affluence pour les essais pousse Jaguar à envoyer un second véhicule depuis Coventry. Norman Dewis reçoit l’ordre de prendre la route immédiatement et conduit le roadster jusqu’en Suisse pour permettre aux journalistes de l’essayer. 77 RW est ensuite utilisé par le magazine The Motor lors de son essai publié le 22 mars 1961. Le Jaguar Daimler Heritage Trust le présente aujourd’hui comme le plus ancien E-type ouvert encore conservé.

Production

La Jaguar E-type est produite de 1961 à 1975, toutes séries et carrosseries confondues. Jaguar indique un total supérieur à 70 000 exemplaires sur cette période, ce qui en fait une sportive de grande diffusion à l’échelle de son segment. Le millésime 1961 appartient à la première production de la Série 1 et combine le moteur XK de 3,8 litres avec les carrosseries roadster et Fixed Head Coupé. Les chiffres précis du seul roadster de l’année 1961 ne sont pas retenus ici, car les sources consultées ne fournissent pas un décompte suffisamment homogène pour cette configuration exacte. Les voitures de début de production, notamment les exemplaires à plancher plat, représentent une fraction particulièrement précoce de la carrière du modèle.

Réception presse

La réception de l’E-type en 1961 est immédiatement spectaculaire. À Genève, l’intérêt du public et de la presse dépasse les capacités d’un seul véhicule d’essai, ce qui explique l’envoi précipité du roadster 77 RW. Les performances annoncées, proches de 150 mph, impressionnent d’autant plus que le prix reste inférieur à celui de nombreuses voitures de sport européennes comparables. Le magazine The Motor essaie 77 RW quelques jours après la présentation et contribue à établir la réputation dynamique du modèle. Le design de Malcolm Sayer reçoit également une attention durable : le Museum of Modern Art de New York a intégré un roadster E-type à sa collection, reconnaissant l’importance de sa conception dans l’histoire du design automobile.

Évolution

La version de 1961 correspond à la première phase de la Série 1, avant les évolutions qui rendent l’E-type plus pratique et plus facile à utiliser au quotidien. En 1964, Jaguar remplace le moteur de 3,8 litres par un six-cylindres XK de 4,2 litres. Cette évolution s’accompagne de freins améliorés, de sièges plus confortables et d’une boîte conçue en interne pour remplacer la boîte Moss. En 1966, la gamme s’élargit avec un coupé 2+2 à empattement allongé. Les modifications destinées au marché nord-américain apparaissent ensuite à la fin de 1967, donnant naissance à la version souvent appelée Série 1½. Le roadster de 1961 reste donc la forme la plus proche de la conception initiale, avec ses proportions originales et son équipement de lancement.

Variants

En 1961, la gamme E-type repose sur deux carrosseries principales. Le roadster, appelé Open Two Seater ou OTS, est un biplace découvrable doté d’une capote escamotable. Le Fixed Head Coupé propose une carrosserie fermée de type fastback et partage l’essentiel de sa structure et de sa mécanique avec le roadster. Les deux versions utilisent le moteur XK de 3,8 litres et la même architecture de châssis. Le coupé 2+2 n’existe pas encore au lancement ; il apparaît en 1966 sur un empattement plus long. Pour identifier précisément une voiture de 1961, les détails de production sont importants : les exemplaires les plus précoces peuvent notamment présenter un plancher plat et des éléments spécifiques aux premières fabrications. La désignation Convertible employée ici correspond donc au roadster biplace de première série.

Références