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Ferrari

Ferrari Enzo 2002

2002

Présentée en 2002, la Ferrari Enzo est une berlinette biplace à moteur V12 central arrière conçue comme le nouveau sommet technologique de la marque. Son nom rend hommage à Enzo Ferrari, fondateur de l’entreprise, tandis que sa conception reprend plusieurs solutions issues de la compétition automobile. Le moteur atmosphérique de 5 998,80 cm³ développe 660 ch à 7 800 tr/min et entraîne les roues arrière par l’intermédiaire d’une boîte électrohydraulique à six rapports. Ferrari annonce une vitesse maximale supérieure à 350 km/h. Avec sa monocoque en fibre de carbone et nid d’abeilles Nomex, ses freins en carbone-céramique et son aérodynamique inspirée de la Formule 1, l’Enzo se positionne comme une voiture de route extrêmement exclusive, située dans la continuité des 288 GTO, F40 et F50.

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Enzo
Photo par @spot.by.enzx

Histoire

La Ferrari Enzo a été dévoilée au Salon de l’automobile de Paris en 2002, dans une période où Ferrari dominait la Formule 1 avec Michael Schumacher. Elle succède directement à la F50 dans la lignée des modèles routiers les plus extrêmes de Maranello. Le projet associe Ferrari à Pininfarina, dont le travail privilégie une carrosserie fonctionnelle plutôt qu’un style conventionnel. Les volumes anguleux, le fond plat, le diffuseur arrière et l’aileron mobile contribuent à générer de l’appui sans reprendre la silhouette très ailée de la F40 ou de la F50. Sous la carrosserie, une cellule centrale en carbone et Nomex forme la base de la voiture. Le V12 de 6,0 litres est installé longitudinalement derrière l’habitacle et s’appuie sur l’expérience de Ferrari en compétition. La transmission robotisée à six rapports et les commandes au volant prolongent cette orientation. Ferrari présente ainsi l’Enzo comme un lien entre le savoir-faire de la course et l’usage routier. La production reste volontairement limitée, renforçant son statut de modèle emblématique.

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Fiche technique

Enzo est presentee ici avec ses donnees techniques principales: 651 ch, 657 Nm, 3.6 s, 349 km/h. La configuration relevee indique Propulsion / Automatique, 6 rapports.

Puissance
651 ch
Couple
657 Nm
0-100 km/h
3.6 s
Vitesse max
349 km/h
Cylindrée
5998 cm3
Poids
1356 kg
Dimensions
4699 x 2032 x 1143 mm
Consommation
23.1 L/100 km
Carburants
Essence
Boîtes
Automatique, 6 rapports
Transmission
Propulsion
Motorisations trouvées
VersionPuissanceCoupleBoîteTransmission
6.0 V12 6AT (660 HP)651 ch657 NmAutomatique, 6 rapportsPropulsion

6.0 V12 6AT (660 HP)

Puissance
651 ch
Couple
657 Nm
Boîte
Automatique, 6 rapports
Transmission
Propulsion

Source : CarData.wiki

Anecdotes

La production de l’Enzo devait initialement s’arrêter à 399 exemplaires destinés aux clients. Ferrari a ensuite construit une voiture supplémentaire, remise au pape Jean-Paul II. Cet exemplaire a été vendu aux enchères au profit d’une œuvre caritative, ce qui explique la distinction souvent faite entre les 399 voitures de série et la 400e voiture. L’épisode est devenu l’un des faits les plus connus associés à l’Enzo.

Production

Ferrari a annoncé une production limitée à 399 exemplaires pour les clients, auxquels s’ajoute une 400e voiture destinée au pape Jean-Paul II et vendue ensuite au profit d’une œuvre caritative. Cette distinction explique les formulations différentes rencontrées selon les sources : certaines parlent de 399 voitures produites pour le marché, tandis que d’autres évoquent 400 Enzo au total en incluant l’exemplaire offert. La production est associée à la période 2002-2004 dans les rétrospectives automobiles. Les chiffres de production de certaines configurations de couleur ou d’équipement ne sont pas détaillés dans les sources retenues et ne sont donc pas séparés ici.

Réception presse

La presse automobile a généralement considéré l’Enzo comme une référence technologique de son époque. Les essais ont souligné la rapidité de la boîte robotisée, la puissance du V12 atmosphérique et l’efficacité de l’aérodynamique active. Car and Driver a également relevé le caractère très spécifique de l’interface de conduite, notamment l’absence de véritable mode automatique sur les premiers essais. Les rétrospectives d’evo décrivent une voiture extrêmement rapide, techniquement ambitieuse et directement liée à l’expérience de Ferrari en Formule 1. Les appréciations stylistiques ont été plus nuancées : sa carrosserie Pininfarina, très anguleuse et fonctionnelle, divise davantage que les lignes de certaines Ferrari précédentes. L’accueil critique reste néanmoins largement favorable pour ses performances, sa construction et son importance dans l’histoire récente de la marque.

Évolution

L’Enzo représente une évolution importante par rapport à la F50, même si elle conserve le principe d’un V12 atmosphérique installé derrière l’habitacle. Ferrari délaisse la structure principalement dérivée d’une voiture de compétition ouverte pour une monocoque carbone et Nomex plus intégrée. La gestion électronique, la boîte robotisée et les freins en carbone-céramique progressent également. L’aérodynamique devient plus discrète visuellement : le fond plat, le diffuseur et les dispositifs actifs remplacent en partie les grands appendices de la génération précédente. Le résultat annonce plusieurs orientations reprises sur les Ferrari ultérieures, notamment l’usage accru du carbone, l’interface de conduite au volant et le développement d’aides électroniques plus sophistiquées.

Variants

La Ferrari Enzo Base correspond à la version routière standard de la gamme Enzo. Ferrari ne l’a pas structurée autour d’une longue liste de finitions mécaniques : le modèle repose sur une définition unique, avec le V12 de 5 998,80 cm³, la boîte F1 à six rapports, la propulsion et la carrosserie berlinette biplace. Les différences rencontrées entre exemplaires concernent principalement la configuration, les couleurs, les matériaux et les équipements choisis à la commande, plutôt qu’une évolution officielle de puissance. Le 400e exemplaire, offert au pape Jean-Paul II puis vendu au profit d’une œuvre caritative, est généralement distingué des 399 voitures prévues pour les clients. Il ne constitue toutefois pas une version mécanique différente. La Ferrari FXX, développée ultérieurement sur la base de l’Enzo, est une voiture de piste distincte et ne doit pas être assimilée à une finition routière Base.

Références